« Philosopher aujourd’hui en Afrique. Pour une éthique de la transgression », in Comment philosopher en Afrique aujourd’hui ?, Paris, UNESCO, Actes de la Troisième jour-née de la philosophie à l’UNESCO, 2004, pp. 71-123
par Lomomba EMONGO
Extrait du texte:
La notion de la situation interculturelle est nouvelle dans sa formulation, non sa réalité. Celle-ci est le fait de toute culture et, au-delà, de toute tradition porteuse de culture . Les traditions, com-me les cultures qu’elles portent, « ne peuvent ni s’ignorer, ni s’absorber, ni s’exclurent les unes les autres. » Ainsi, « chaque tradition présuppose toutes les autres et en est elle-même présupposée en retour » (Emongo, 1995 : 201) ; ce qui veut dire qu’elles sont toutes tenues au « devoir de reconnaissance mutuelle » et au « devoir d’excellence réciproque. » En somme, « il n’y a pas de tradition pure, toujours identique à elle-même, sans interférence sémantique aucune venant du dehors » (Idem, p. 202.) Quelque chose de tel que la situation interculturelle se profile dans l’inéluctable interstice, dans la brèche constitutive de chaque tradition et, partant, de chaque culture vis-à-vis des autres traditions, des autres cultures. Cette interstice, cette brèche se laisse penser dans quelque chose de tel que l’Entre-Traditions, région théorique et pratique de tous les possibles au point d’intersection des cultures et des traditions. Lieu, par conséquent, d’un nœud qui se ressent moins comme donné que comme à ordonner, comme une épreuve à relever.
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