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Charles BLATTBERG

Blattberg_pictureCharles Blattberg est professeur titulaire de philosophie politique à l’Université de Montréal. Blattberg a grandi à Toronto et a fait ses études de premier cycle à l’Université de Toronto, au sein de laquelle il a également été élu président de l’association des étudiants de l’Université de Toronto (Students’ Administrative Council) en 1989-1990.  Entre 1990 et 1992, Blattberg a complété une maîtrise où il a étudié sous le philosophe Charles Taylor à l’Université McGill. Il s’est ensuite vu décerner un diplôme d’études approfondies (DEA) de la Sorbonne (Université de Paris I) en 1996 et un doctorat de l’Université Oxford l’année suivante. Dans cette dernière institution, il a effectué ses recherches auprès de Michael Freeden et Sir Isaiah Berlin. Subséquemment, Blattberg a effectué un stage postdoctoral à l’Université hébraïque de Jérusalem, puis à l’Université Ben Gourion du Négev, à la suite de duquel il a occupé le poste de professeur adjoint à l’Université de Tel-Aviv. Depuis 2000, il enseigne la philosophie politique à l’Université de Montréal, excepté pour les années scolaires de 2005-2006 et de 2012-2013 quand il a séjourné à l’Université hébraïque de Jérusalem à titre de professeur invité Lady Davis.  Blattberg a développé une philosophie politique qu’il appelle le « nouveau patriotisme, » qu’il distingue du nationalisme en mettant de l’avant le bien commun partagé par les membres d’une communauté politique par opposition à une communauté nationale.  On trouve des commentaires récents de l’approche de Blattberg dans Éric Montpetit, « Easing Dissatisfaction with Canadian Federalism? The Promise of Disjointed Incrementalism, » Canadian Political Science Review 2, no. 3, septembre 2008, p. 12-28 ; Michel Seymour, De la tolérance à la reconnaissance, Montréal: Boréal, 2008, p. 121-7;  Stéphane Courtois, « Une politique du bien commun au Canada est-elle possible?, » Revue internationale d’études canadiennes, no. 42, 2010, p. 273-82; et Edwin M. Hartman,  « Freeman : Win-Win and the Common Good, » in Robert A. Phillips (dir.) Stakeholder Theory: Impact and Prospects, Northhampton, MA: Edward Elgard, 2011

Courriel : charles.blattberg@umontreal.ca

Christoph EBERHARD

Christoph Eberhard est anthropologue du Droit, discipline qu’il a enseigné dans diverses universités sur les cinq continents et plus particulièrement comme professeur invité à l’Académie Européenne de Théorie du Droit à Bruxelles, aux Facultés universitaires Saint Louis à Bruxelles et à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne.  Il est aussi professeur invité au Indian Institute of Technology (IIT), Delhi. Depuis deux décennies ses recherches portent sur les divers aspects du dialogue interculturel dans le monde contemporain. Après des recherches initiales sur les droits de l’homme et le dialogue interculturel, Christoph Eberhard a approfondi les questions de la globalisation, du Droit, de la gouvernance, du développement durable dans la perspective d’un vivre ensemble responsable et dialogal. Il s’intéresse aussi aux conditions de la rencontre et du dialogue entre systèmes de savoirs différents (systèmes de santé, arts traditionnels, traditions spirituelles), plus particulièrement dans un dialogue avec le monde asiatique (Inde et Chine). Christoph Eberhard a toujours complété ses recherches personnelles par la création et l’animation de dynamiques de recherches collectives, d’abord dans le cadre du groupe de travail Droits de l’homme et dialogue interculturel (http://www.dhdi.org) initialement hébérgé au Laboratoire d’anthropologie juridique de Paris (Université Paris 1 Panthéon – Sorbonne), puis au sein de la dynamique de recherche internationale Droit, gouvernance et développement durable basé aux Facultés universitaires Saint Louis à Bruxelles. Parmi ses ouvrages, on notera comme auteur Le Droit au miroir des cultures. Pour une autre mondialisation (2ème édition, Paris, LGDJ / Lextenso, 2010), Droits de l’homme et dialogue interculturel, 2ème édition, Paris, Connaissances et Savoirs, 2011), Vers une société éveillée. Une approche bouddhiste d’un vivre-ensemble responsable et solidaire (Paris, Connaissances et Savoirs, 2012), et comme directeur scientifique Droit, gouvernance et développement durable (Paris, Karthala, 2005), Law, Land Use and the Environment. Afro-Indian Dialogues (Pondichéry, Institut Français de Pondichéry, 2007) Traduire nos responsabilités planétaires. Recomposer nos paysages juridiques (Bruxelles, Bruylant, 2008), Le courage des alternatives (Paris, Karthala, 2012). Il a aussi codirigé  le numéro de Anthropologie et Sociétés sur Pluralismes juridiques et interculturalités (vol.40, numéro 2), paru en 2016.

Courriel : c.eberhard@free.fr

Jérôme PRUNEAU

PruDocteur en anthropologie sociale et culturelle (ethnologie), Directeur général de Diversité
artistique Montréal (DAM), professeur à l’université pendant 10 ans, gérant d’artiste, rédacteur
en chef et directeur artistique de la revue TicArtToc, auteur de nombreux articles scientifiques et ouvrages, Jérôme Pruneau met ses compétences au service des artistes dits de la diversité en les accompagnant dans le (re)développement de leur carrière professionnelle au Québec. Convaincu des enjeux de l’interculturel et de la richesse de la diversité pour toute société, il milite pour changer les regards, ouvrir les esprits, donner une voix à ces artistes trop souvent oubliés et invisibles. Il est l’auteur de l’essai « Il est temps de dire les choses » paru en octobre 2015.

Courriel : directeur@diversiteartistique.org

Gilles RIOUX

Gilles RiouxGilles Rioux compte une vaste carrière professionnelle comme gestionnaire dans l’administration publique. Il a travaillé pour deux grandes administrations publiques, le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal. Ses responsabilités lui ont permis de participer aux choix stratégiques concernant l’immigration et les relations interculturelles ainsi qu’à la création et à la gestion de programmes en ces matières. Il s’intéresse plus particulièrement aux politiques publiques, à leurs impacts sur la population et aux conditions à réunir pour leur permettre de s’adapter à l’évolution des besoins.

À ce titre, il a œuvré au développement de l’approche interculturelle dans le secteur public ainsi qu’à la mise en place de programmes inclusifs et solidaires. Il a favorisé la concertation des partenaires permettant une meilleure intégration des interventions au niveau local et soutenu la consolidation du rôle des instances locales dans le maintien de la cohésion sociale. Il est à l’origine de la reconnaissance de la Ville de Montréal comme «Cité interculturelle» par le Conseil de l’Europe.

Plus récemment, il a partagé ses expériences et a encouragé le développement de la connaissance lors de nombreuses activités. Il a participé à divers colloques, a enseigné dans les cours d’été du LABRRI, a contribué à la rédaction du livre «Intercultural Cities : Policy and Practice for a New Era». Il est un des coresponsables de la création du Réseau des municipalités en immigration et relations interculturelles (RÉMIRI) ainsi que co-coordonateur du Groupe de travail sur les institutions locales en immigration et relations interculturelles (GTILIRI) du LABRRI.